Pendant combien de temps le réchauffement global persistera-t-il ?

L’utilisation d’un calcul permettant de comparer les conséquences des différents gaz � effet de serre, nommées le potentiel de réchauffement global (GWP), permet également d’estimer la durée de vie du carbone, estimations biaisées vers des valeurs basses. Certains gaz ont un effet par molécule, beaucoup plus fort sur le bilan thermique global ; le méthane, par exemple, a un potentiel beaucoup plus important que le CO. Néanmoins, pour effectuer un calcul raisonnable, il faut prendre en compte le fait que le méthane a une durée de vie d’environ 10 ans avant qu’il ne soit transformé (le méthane est en fait oxydé en CO2, un autre gaz a effet de serre, mais cet effet est souvent ignoré dans les calculs de GWP). Les différents potentiels de réchauffement global sont calculés en intégrant l’impact radiatif d’une molécule pendant toute sa durée de vie dans l’atmosphère. Néanmoins, si la durée de vie complète du CO2 était prise en compte, en incluant cette longue “queue”, alors le méthane serait en comparaison négligeable. Sur une échelle de temps humaine, le méthane est certainement un gaz a effet de serre important, et c’est pour cette raison que les limites du calculs sont souvent bornées � des échelles de temps comparables a celles de la dure de vie des hommes. Le GWP du méthane est beaucoup plus fort a un horizon de 50 ans, qu’a un horizon de 500 ans, ou qu’il ne doit être a un horizon de 500 000 ans si quelqu’un avait fait le calcul. L’adoption de limites temporelles pour les calculs de GWP conditionne peut être les scientifiques a croire que le CO2 ne persiste que dans la limite temporelle préalablement fixée pour ce calcul. Le tableau dans le rapport de l’EPA, était ainsi associé � une discussion des potentiels de réchauffement global.

Il est également possible, que nous-mêmes dont l’espérance de vie est de 77.2 ans [aux USA] ne voulons pas nous soucier des impacts climatiques de notre consommation de carbone fossile dans 100 000 ou même 1000 ans. C’est une posture parfaitement rationnelle, pour laquelle je n’ai pas d’opposition. Les négociations sur l’évolution du climat sont basées sur des projections et scénarios du GIEC � l’horizon 2100, bien avant l’an 100 000. Mais même 2100 apparaît comme étant inimaginablement distant en regard de la vitesse des changements sociaux et technologiques modernes. D’un autre coté, les déchets nucléaires persistent pour des millions d’années pour certains radioisotopes comme l’iode 129. Le public semble trouver cette information pertinente, ainsi la véritable longévité des changements climatiques dus � l’action humaine peut également être considéré comme tout aussi pertinente pour prendre des décisions immédiates. Dans tous les cas, les faits reportés doivent être justes, plutôt qu’issus du préjugé que personne ne se soucie d’impacts climatiques � venir qui dureront des milliers d’années et plus.

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