{"id":367,"date":"2006-11-09T07:55:31","date_gmt":"2006-11-09T12:55:31","guid":{"rendered":"\/?p=367"},"modified":"2011-07-26T08:16:07","modified_gmt":"2011-07-26T13:16:07","slug":"cuckoo-science","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2006\/11\/cuckoo-science\/","title":{"rendered":"Cuckoo Science <lang_fr>La Science Coucou<\/lang_fr>"},"content":{"rendered":"<div class=\"kcite-section\" kcite-section-id=\"367\">\n<p><lang_fr><small>Traduit par Etienne Pesnelle<\/small><\/lang_fr><\/p>\n<p>Sometimes on Realclimate we discuss important scientific uncertainties, and sometimes we try and clarify some subtle point or context, but at other times, we have a little fun in pointing out some of the absurdities that occasionally pass for serious &#8216;science&#8217; on the web and in the media. These pieces look scientific to the layperson (they have equations! references to 19th Century physicists!), but like <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Brood_parasite\">cuckoo eggs<\/a> in a nest, they are only designed to look real enough to fool onlookers and crowd out the real science. A cursory glance from anyone knowledgeable is usually enough to see that concepts are being mangled, logic is being thrown to the winds, and completely unjustified conclusions are being drawn &#8211;  but the tricks being used are sometimes a little subtle.<\/p>\n<p>Two pieces that have recently drawn some attention fit this mold exactly. One by <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/news\/main.jhtml?xml=\/news\/2006\/11\/05\/nosplit\/nwarm05.xml\">Christopher Monckton<\/a> (a viscount, no less, with obviously too much time on his hands) which comes complete with supplementary &#8216;calculations&#8217; using his own &#8216;M&#8217; model of climate, and one on JunkScience.com (<a href=\"http:\/\/junksciencearchive.com\/Greenhouse\/What_Watt.html\" ref=\"nofollow\">&#8216;What Watt is what&#8217;<\/a>). Junk Science is a front end for Steve Milloy, long time tobacco, drug and oil industry lobbyist, and who has been a reliable source for these &#8216;cuckoo science&#8217; pieces for years.  Curiously enough, both pieces use some of the same sleight-of-hand to fool the unwary (coincidence?). <\/p>\n<p>But never fear, RealClimate is here! <!--more--><\/p>\n<p><lang_fr><br \/>\nParfois sur RealClimate nous discutons d&#8217;importantes incertitudes scientifiques, et de temps en temps nous essayons de clarifier et de r\u00e9pondre \u00e0 quelque point ou \u00e9l\u00e9ment de contexte subtil, mais d&#8217;autres fois, nous nous amusons un peu \u00e0 souligner quelques-unes des absurdit\u00e9s qui passent occasionnellement pour de la &#8220;science&#8221; s\u00e9rieuse sur le Web et dans les m\u00e9dia. Ces articles semblent scientifiques aux profanes (il y a des \u00e9quations ! des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 des physiciens du XIX\u00e8me si\u00e8cle !) mais, tels des <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Brood_parasite\">oeufs de coucou <\/a> dans un nid, ils sont uniquement con\u00e7us pour sembler suffisamment authentiques pour tromper les spectateurs et \u00e9vincer la vraie science. Pour quiconque s&#8217;y conna\u00eet, un coup d&#8217;oeil rapide est g\u00e9n\u00e9ralement suffisant pour voir que les concepts sont massacr\u00e9s, que la logique est sem\u00e9e aux quatre vents, et que des conclusions compl\u00e8tement non justifi\u00e9es sont \u00e9tablies &#8211; mais les trucages utilis\u00e9s sont parfois un peu plus subtils.<\/p>\n<p>Deux sp\u00e9cimens qui ont r\u00e9cemment attir\u00e9 l&#8217;attention entrent parfaitement dans ce moule. L&#8217;un de <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/news\/main.jhtml?xml=\/news\/2006\/11\/05\/nosplit\/nwarm05.xml\">Christopher Monckton<\/a> (un vicomte, pas moins, avec manifestement trop de temps \u00e0 sa disposition) qui s&#8217;am\u00e8ne avec un jeu complet de &#8220;calculs&#8221; compl\u00e9mentaires qu&#8217;il a effectu\u00e9 sur son propre mod\u00e8le climatique &#8220;M&#8221;, et l&#8217;autre sur JunkScience.com (<a href=\"http:\/\/junksciencearchive.com\/Greenhouse\/What_Watt.html\" ref=\"nofollow\">&#8220;What Watt is what&#8221;<\/a>). JunkScience est une devanture de Steve Milloy, longtemps lobbyiste pour les industries pharmaceutique, p\u00e9troli\u00e8re et du tabac, et qui a \u00e9t\u00e9 une source fiable de sp\u00e9cimens de &#8220;science-coucou&#8221; pendant des ann\u00e9es. Assez curieusement, les deux sp\u00e9cimens utilisent le m\u00eame tour de passe-passe pour tromper les imprudents (co\u00efncidence ?).<\/p>\n<p>Mais pas de panique, RealClimate est l\u00e0 !<\/p>\n<p>Les deux sp\u00e9cimens passent tous les deux beaucoup de temps \u00e0 discuter de la <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2004\/11\/climate-sensitivity\/\">sensibilit\u00e9 climatique<\/a>, mais, comme ils ne le disent pas ouvertement, cela pourrait ne pas \u00eatre \u00e9vident en premi\u00e8re lecture &#8211; cela sans doute parce si vous faites un coup de Google avec les mots-cl\u00e9s <a href=\"http:\/\/www.google.com\/search?q=Climate+sensitivity&#038;start=0&#038;ie=utf-8&#038;oe=utf-8&#038;client=firefox-a&#038;rls=org.mozilla:en-US:official\">&#8220;sensibilit\u00e9 climatique&#8221;<\/a>, vous obtenez de nombreuses discussions sens\u00e9es du concept provenant de wikip\u00e9dia, de nous-m\u00eames et d&#8217;universit\u00e9s d&#8217;importance nationale. Nous avons  <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2004\/12\/index\/#ClimateSensitivity\">souvent<\/a> utilis\u00e9 ici des arguments convaincants sur le fait que la sensibilit\u00e9 du climat \u00e0 l&#8217;\u00e9quilibre est le plus probablement d&#8217;environ 0,75\u00b0 +\/- 0,25\u00b0 C\/(W\/m\u00b2), ce qui correspond \u00e0 un accroissement d&#8217;environ 3\u00b0C pour un doublement du CO<sub>2<\/sub>.<\/p>\n<p>Ces deux sp\u00e9cimens pr\u00e9tendent plut\u00f4t montrer, en utilisant des arguments &#8220;de bon sens&#8221;, que la sensibilit\u00e9 climatique doit \u00eatre faible (plut\u00f4t de l&#8217;ordre de 0,2 \u00b0C\/W\/m\u00b2, soit moins de 1\u00b0C pour 2 fois plus de CO<sub>2<\/sub>). Nos articles pr\u00e9c\u00e9dents auraient d\u00fb suffire pour d\u00e9montrer que cela ne peut pas \u00eatre correct, mais cela vaut la peine de regarder comment ils arrivent, arithm\u00e9tiquement parlant, \u00e0 obtenir ces valeurs. Pour vous \u00e9viter d&#8217;avoir \u00e0 vous \u00e9chiner dessus, je vais vous donner la r\u00e9ponse tout de suite : la cl\u00e9 est dans l&#8217;unit\u00e9 dans laquelle est exprim\u00e9e la sensibilit\u00e9 climatique : \u00b0C\/(W\/m\u00b2). Tout changement de temp\u00e9rature (en \u00b0C) divis\u00e9 par un flux \u00e9nerg\u00e9tique (en W\/m\u00b2) aura la m\u00eame unit\u00e9 et pourra ainsi \u00eatre &#8220;compar\u00e9&#8221;. Mais \u00e0 moins que vous ne sachiez comment est d\u00e9fini le for\u00e7age radiatif (car c&#8217;est assez pr\u00e9cis), ces valeurs apparemment similaires pourront vous induire en erreur. Ce qui est, je pr\u00e9sume, le but.<\/p>\n<p>Le lecteur doit \u00eatre conscient d&#8217;au moins deux choses fondamentales. Premi\u00e8rement, un &#8220;corps noir&#8221; id\u00e9al, dont la radiation est une fonction tr\u00e8s uniforme et tr\u00e8s pr\u00e9dictible de la temp\u00e9rature d\u00e9crite par l&#8217;\u00e9quation de Stefan-Boltzmann, a une sensibilit\u00e9 fondamentale (\u00e0 la temp\u00e9rature de radiation terrestre) d&#8217;environ 0,27 \u00b0C\/(W\/m\u00b2). Ainsi, un changement d&#8217;environ 4 W\/m\u00b2 du for\u00e7age radiatif donne un r\u00e9chauffement d&#8217;environ 1\u00b0C. La seconde chose \u00e0 savoir est que la Terre n&#8217;est pas un corps noir ! Sur notre plan\u00e8te r\u00e9elle, il y a de multiples r\u00e9troactions qui affectent d&#8217;autres composantes de l&#8217;effet de serre (alb\u00e9do de la glace, vapeur d&#8217;eau, nuages, etc) et donc la vraie question \u00e0 propos de la sensibilit\u00e9 climatique est de savoir \u00e0 combien ces r\u00e9troactions s&#8217;\u00e9l\u00e8vent.<\/p>\n<p>Donc, le premier tour de passe-passe est ici. Ignorez toutes ces r\u00e9troactions, et vous obtiendrez \u00e9videmment un nombre qui est proche de  celui qu&#8217;on obtient par l&#8217;approche du &#8220;corps noir&#8221;. Sans blague ! Toute approche qui met la vapeur d&#8217;eau et le CO<sub>2<\/sub> dans le m\u00eame panier revient en effet \u00e0 cela (et si quiconque \u00e9met le moindre doute sur le fait que la vapeur d&#8217;eau soit un for\u00e7age ou une r\u00e9troaction, je lui demanderai de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 cet <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php?p=142\">ancien article<\/a>).<\/p>\n<p>Comme nous l&#8217;expliquons dans notre  <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2004\/11\/climate-sensitivity\/\">glossaire<\/a>, les climatologistes utilisent les concepts de for\u00e7age radiatif et de sensibilit\u00e9 climatique car ils fournissent un outil pr\u00e9dictif tr\u00e8s robuste pour comprendre ce que seront les r\u00e9sultats d&#8217;un mod\u00e8le pour un changement de for\u00e7age donn\u00e9. La sensibilit\u00e9 climatique est un produit de sortie des mod\u00e8les complexes (elle ne se d\u00e9cide pas \u00e0 l&#8217;avance) et elle n&#8217;est pas tr\u00e8s instructive sur les d\u00e9tails du r\u00e9sultat (par exemple les tendances r\u00e9gionales ou les changements de la variance), mais elle reste quand m\u00eame pratique pour en brosser les grandes lignes. Empiriquement, nous savons que pour un mod\u00e8le donn\u00e9, une fois que vous connaissez sa sensibilit\u00e9 climatique vous pouvez facilement pr\u00e9dire de combien cela se r\u00e9chauffera ou se refroidira si vous modifiez l&#8217;un des for\u00e7ages (comme le CO<sub>2<\/sub> ou le rayonnement solaire). Nous savons aussi que la meilleure d\u00e9finition du for\u00e7age est un changement du flux \u00e0 la tropopause, et que le diagnostic le plus pr\u00e9visible est une anomalie \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle du globe de la temp\u00e9rature moyenne de surface. Ainsi, il est naturel de regarder dans le monde r\u00e9el et de chercher des preuves qu&#8217;il se comporte bien de la m\u00eame fa\u00e7on (et il semble se comporter ainsi, puisque les simulations r\u00e9trospectives du mod\u00e8le fond\u00e9es sur les changements pass\u00e9s correspondent tr\u00e8s bien aux observations).<\/p>\n<p>Pour notre tour de passe-passe suivant, essayez de diviser des flux d&#8217;\u00e9nergie \u00e0 la surface terrestre par des changements de temp\u00e9rature de surface. De fa\u00e7on \u00e9vidente, cela n&#8217;est pas \u00e9quivalent \u00e0 la d\u00e9finition de la sensibilit\u00e9 climatique &#8211; c&#8217;est en fait \u00e9quivalent \u00e0 la sensibilit\u00e9 du corps noir (sans r\u00e9troactions) \u00e9voqu\u00e9 plus haut &#8211; et donc, encore une fois ce n&#8217;est pas surprenant que les nombres obtenus soient si similaires \u00e0 ceux du cas du corps noir.<\/p>\n<p>Mais nous n&#8217;avons toujours pas fini ! La prochaine chose \u00e0 oublier de fa\u00e7on opportune est que la sensibilit\u00e9 climatique est un concept valable \u00e0 l&#8217;\u00e9quilibre. Elle vous donne la temp\u00e9rature que vous obtiendrez finalement. Dans des situations transitoires (comme en ce moment), il y a un retard li\u00e9 au lent r\u00e9chauffement des oc\u00e9ans, ce qui implique que la temp\u00e9rature met un certain nombre de d\u00e9cennies pour rattraper son retard vis-\u00e0-vis des for\u00e7ages. Ce d\u00e9calage est associ\u00e9 au <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2005\/05\/planetary-energy-imbalance\/\">d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e9nerg\u00e9tique plan\u00e9taire<\/a> et \u00e0 l&#8217;augmentation de la <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2006\/08\/ocean-heat-content-latest-numbers\/\">contenance thermique oc\u00e9anique<\/a>. Si vous ne prenez pas cela en compte, la &#8220;sensibilit\u00e9&#8221; observ\u00e9e sera toujours inf\u00e9rieure \u00e0 ce qu&#8217;elle devrait \u00eatre. En cons\u00e9quence, si vous prenez le r\u00e9chauffement observ\u00e9 (+0,6\u00b0 C) et que vous le divisez par les for\u00e7ages totaux estim\u00e9s (~1,6 +\/- 1 W\/m\u00b2), vous obtiendrez un nombre grossi\u00e8rement moiti\u00e9 moindre que celui attendu. Vous pouvez m\u00eame allez plus loin &#8211; si vous ignorez le fait qu&#8217;il y a \u00e9galement des for\u00e7ages n\u00e9gatifs dans le syst\u00e8me (surtout les a\u00e9rosols et les \u00e9volutions de l&#8217;utilisation des sols), le for\u00e7age issu de tous les effets r\u00e9chauffants est encore plus important (~2,6 W\/m\u00b2), et donc la sensibilit\u00e9 qui en d\u00e9coule est encore plus faible ! Bien entendu, vous pourriez prendre en compte le d\u00e9s\u00e9quilibre (~0,33 +\/- 0,23 W\/m\u00b2 selon un document r\u00e9cent<http :\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2006\/08\/ocean-heat-content-latest-numbers\/>) et utiliser le for\u00e7age total net, mais cela vous donnerait quelque chose dont la marge d&#8217;erreur comprendrait 3\u00b0C pour 2xCO<sub>2<\/sub>, et cela ne serait pas tr\u00e8s utile, n&#8217;est-ce pas ?<\/p>\n<p>Et finalement, vous pouvez compl\u00e8tement contredire tout votre travail pr\u00e9c\u00e9dent en laissant entendre que tout le r\u00e9chauffement est d\u00fb au for\u00e7age solaire. Pourquoi est-ce contradictoire ? Parce que tous les tours de passe-passe ci-dessus marchent aussi bien pour les for\u00e7ages solaires que pour les for\u00e7ages des gaz \u00e0 effet de serre (GES). Soit ce sont des r\u00e9troactions importantes, soit pas. Vous ne pouvez pas en avoir pour le solaire et pas pour les gaz \u00e0 effet de serre. Nos meilleures estimations concernant le solaire sont qu&#8217;il repr\u00e9sente environ 10 \u00e0 15% de l&#8217;ordre de grandeur du for\u00e7age des gaz \u00e0 effet de serre pendant le XXi\u00e8me si\u00e8cle. M\u00eame si c&#8217;est faux d&#8217;un facteur 2 (ce qui est concevable), c&#8217;est toujours moins de la moiti\u00e9 des changements d\u00fbs aux GES. Et bien s\u00fbr, quand vous regardez les 50 derni\u00e8res ann\u00e9es, il n&#8217;y a pas du tout de tendances dans le for\u00e7age solaire. Peut-\u00eatre vaut-il mieux ne pas le mentionner.<br \/>\n<\/http><\/lang_fr><\/p>\n<p>The two pieces both spend a lot of time discussing <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2004\/11\/climate-sensitivity\/\">climate sensitivity<\/a> but since they don&#8217;t clearly say so upfront, it might not at first be obvious. (This is possibly because if you google the words <a href=\"http:\/\/www.google.com\/search?q=Climate+sensitivity&#038;start=0&#038;ie=utf-8&#038;oe=utf-8&#038;client=firefox-a&#038;rls=org.mozilla:en-US:official\">&#8216;climate sensitivity&#8217;<\/a> you get very sensible discussions of the concept from Wikipedia, ourselves and the National Academies). We have <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2004\/12\/index\/#ClimateSensitivity\">often<\/a> made the case here that equilibrium climate sensitivity is most likely to be around 0.75 +\/- 0.25 C\/(W\/m<sup>2<\/sup>) (corresponding to about a 3\u00b0C rise for a doubling of CO<sub>2<\/sub>). <\/p>\n<p>Both these pieces instead purport to show using &#8216;common sense&#8217; arguments that climate sensitivity must be small (more like 0.2 \u00b0C\/ W\/m<sup>2<\/sup>, or less than 1\u00b0C for 2xCO<sub>2<\/sub>). Our previous posts should be enough to demonstrate that this can&#8217;t be correct, but it worth seeing how they arithimetically manage to get these answers. To save you having to wade through it all, I&#8217;ll give you the answer now: the clue is in the units of climate sensitivity &#8211; \u00b0C\/(W\/m<sup>2<\/sup>). Any temperature change (in \u00b0C) divided by any energy flux (in W\/m<sup>2<\/sup>) will have the same unit and thus can be &#8216;compared&#8217;. But unless you understand how radiative forcing is defined (it&#8217;s actually quite specific), and why it&#8217;s a useful diagnostic, these similar seeming values could be confusing. Which is presumably the point.<\/p>\n<p>Readers need to be aware of at least two basic things. First off, an idealised &#8216;black body&#8217; (which gives of radiation in a very uniform and predictable way as a function of temperature &#8211; encapsulated in the Stefan-Boltzmann equation) has a basic sensitivity (at Earth&#8217;s radiating temperature) of about 0.27 \u00b0C\/(W\/m<sup>2<\/sup>). That is, a change in radiative forcing of about 4 W\/m<sup>2<\/sup> would give around 1\u00b0C warming. The second thing to know is that the Earth is not a black body! On the real planet, there are multitudes of feedbacks that affect other greenhouse components (ice alebdo, water vapour, clouds etc.) and so the true issue for climate sensitivity is what these feedbacks amount to. <\/p>\n<p>So here&#8217;s the first trick. Ignore all the feedbacks &#8211; then you will obviously get to a number that is close to the &#8216;black body&#8217; calculation. Duh! Any calculation that lumps together water vapour and CO<sub>2<\/sub> is effectively doing this (and if anyone is any doubt about whether water vapour is forcing or a feedback, I&#8217;d refer them to <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php?p=142\">this older post<\/a>). <\/p>\n<p>As we explain in our <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2004\/11\/climate-sensitivity\/\">glossary item<\/a>, climatologists use the concept of radiative forcing and climate sensitivity because it provides a very robust predictive tool for knowing what <i>model<\/i> results will be, given a change of forcing.  The climate sensitivity is an output of complex models (it is not decided ahead of time) and it doesn&#8217;t help as much with the details of the response (i.e. regional patterns or changes in variance), but it&#8217;s still quite useful for many broad brush responses. Empirically, we know that for a particular model, once you know its climate sensitivity you can easily predict how much it will warm or cool if you change one of the forcings (like CO<sub>2<\/sub> or solar). We also know that the best definition of the forcing is the change in flux at the tropopause, and that the most predictable diagnostic is the global mean surface temperature anomaly. Thus it is natural to look at the real world and see whether there is evidence that it behaves in the same way (and it appears to, since model hindcasts of past changes match observations very well). <\/p>\n<p>So for our next trick, try dividing energy fluxes at the surface by temperature changes at the surface. As is obvious, this isn&#8217;t the same as the definition of climate sensitivity &#8211; it is in fact the same as the black body (no feedback case) discussed above &#8211; and so, again it&#8217;s no surprise when the numbers come up as similar to the black body case. <\/p>\n<p>But we are still not done! The next thing to conviently forget is that climate sensitivity is an <i>equilibrium<\/i> concept. It tells you the temperature that you get to <i>eventually<\/i>. In a transient situation (such as we have at present), there is a lag related to the slow warm up of the oceans, which implies that the temperature takes a number of decades to catch up with the forcings. This lag is associated with the <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2005\/05\/planetary-energy-imbalance\/\">planetary energy imbalance<\/a> and the <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2006\/08\/ocean-heat-content-latest-numbers\/\">rise in ocean heat content<\/a>. If you don&#8217;t take that into account it will always make the observed &#8216;sensitivity&#8217; smaller than it should be. Therefore if you take the observed warming (0.6\u00b0C) and divide by the estimated total forcings (~1.6 +\/- 1W\/m<sup>2<\/sup>) you get a number that is roughly half the one expected. You can even go one better &#8211; if you ignore the fact that there are negative forcings in the system as well (cheifly aerosols and land use changes), the forcing from all the warming effects is larger still (~2.6 W\/m<sup>2<\/sup>), and so the implied sensitivity even smaller! Of course, you could take the imbalance (~0.33 +\/- 0.23 W\/m<sup>2<\/sup> in a <a href=\"http:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/archives\/2006\/08\/ocean-heat-content-latest-numbers\/\">recent paper<\/a>) into account and use the total net forcing, but that would give you something that includes 3\u00b0C for 2xCO2 in the error bars, and that wouldn&#8217;t be useful, would it?<\/p>\n<p>And finally, you can completely contradict all your prior working by implying that all the warming is due to solar forcing. Why is this contradictory? Because all of the above tricks work for solar forcings as well as greenhouse gas forcings. Either there are important feedbacks or there aren&#8217;t. You can&#8217;t have them for solar and not for greenhouse gases.  Our best estimates of solar are that it is about 10 to 15% the magnitude of the greenhouse gas forcing over the 20th Century. Even if that is wrong by a factor of 2 (which is conceivable), it&#8217;s still less than half of the GHG changes.  And of course, when you look at the last 50 years, there are no trends in solar forcing at all.  Maybe it&#8217;s best not to mention that.<\/p>\n<p>There you have it. The cuckoo has come in and displaced the whole field of climate science. Impressive, yes? Errrr&#8230;. not really. <\/p>\n<p><strong>Update: <\/strong> <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/science\/story\/0,,1947245,00.html\">The Guardian<\/a> and <a href=\"http:\/\/cosmicvariance.com\/2006\/11\/14\/the-perils-of-poor-science-journalism\/\">Cosmic Variance<\/a> pick up on this. <\/p>\n<!-- kcite active, but no citations found -->\n<\/div> <!-- kcite-section 367 -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Traduit par Etienne Pesnelle Sometimes on Realclimate we discuss important scientific uncertainties, and sometimes we try and clarify some subtle point or context, but at other times, we have a little fun in pointing out some of the absurdities that occasionally pass for serious &#8216;science&#8217; on the web and in the media. These pieces look [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"_genesis_hide_title":false,"_genesis_hide_breadcrumbs":false,"_genesis_hide_singular_image":false,"_genesis_hide_footer_widgets":false,"_genesis_custom_body_class":"","_genesis_custom_post_class":"","_genesis_layout":"","footnotes":""},"categories":[1,3,4],"tags":[],"class_list":{"0":"post-367","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"category-climate-science","7":"category-greenhouse-gases","8":"category-sun-earth-connections","9":"entry"},"aioseo_notices":[],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/367","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=367"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/367\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8339,"href":"https:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/367\/revisions\/8339"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=367"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=367"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.realclimate.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=367"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}