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En quoi consiste le “Consensus” ?

Par William Connolley (traduit par Pierre Allemand)

Nous avons utilisé le terme “consensus” ici très récemment (voir l’ article précédent sur le sujet) sans réellement définir ce que nous entendions par là. Normalement, il n’y a pas vraiment besoin de le définir – rien de scientifique n’en dépend. Mais, il est d’usage de noter le cœur du sujet sur lequel la plupart des scientifiques sont d’accord, pour des présentations publiques. Le consensus existant est celui des rapports du GIEC, en particulier le groupe de travail n°I (il y a trois groupes de travail. Par “GIEC”, on a tendance à vouloir parler du groupe de travail n°I).

(suite…)Heureusement, ce rapport est disponible en ligne in extenso : http://www.grida.no/climate/ipcc_tar/wg1/. C’est une bonne idée de réaliser que bien que le rapport du GIEC contienne le consensus, il ne se limite pas à lui. L’objet du GIEC était suppose être – et il l’est – un résumé des connaissances scientifiques (disponibles au temps t). Etant donné que le GIEC a bien fait son travail, il est en est aussi un examen, un résumé, et une synthèse.

Les principaux points sur lequel la plupart s’accordent (“le consensus”), sont les suivants :

La terre se réchauffe (0,6 +/- 0,2°C au cours du dernier siècle ; 0,1 0,17 °C / décennie au cours des 30 dernières années (voir mise à jour) [ch 2]

L’Homme en est la cause [ch 12] (voir mise à jour)

Si les émissions de gaz à effet de serre continuent, le réchauffement se poursuivra, et même plus rapidement [ch 9]

[Cela constituera un problème, et nous serons dans l’obligation de faire quelque chose à ce sujet].

J’ai classé ces quatre points dans leur ordre en gros, de certitude. Le dernier est entre crochets, parce que bien que beaucoup soient d’accord, beaucoup d’autres (qui sont d’accord avec les points 1 à 3) ne le sont pas, du moins pas sans réserve.

Ce dernier point n’appartient pas au cœur du consensus comme les autres points (1 à 3). La plupart d’entre nous (tous ?) à RealClimate sommes des scientifiques physiciens – nous pouvons parler des changements climatiques passés, présents et futurs, mais les impacts potentiels sur les écosystèmes ou sur la société humaine sont hors de nos compétences. Si vous voulez consulter le résumé des recommandations du GIEC, c’est ici.

Les autres points que nous avons mentionnés dans d’autres articles viennent en renfort d’évidence : Le fait que l’accroissement du CO atmosphérique soit anthropogénique est si évident qu’il est remis en question par très peu de gens et qu’en conséquence, le scepticisme sur la question est peu combattu (bien que Eric l’ai fait récemment ici ; et que le GIEC le mentionne).

Le fait que l’accroissement récent de la température n’ait pas eu de précédent depuis 1000 ans (voir les articles 64 ou 7 par Mike) constitue (mais n’est pas la seule) ligne d’évidence indiquant que ce changement récent n’est probablement pas naturel (voir la mise à jour).

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