Un avenir brillant pour l’assombrissement global ?

Il y a quelques temps, nous écrivions à propos de l’assombrissement global – une réduction de l’irradiation solaire de 4% ou environ 7W/m_ entre 1961 et 1990 observée dans des stations météorologiques autour du monde. Nous disions alors qu’il y avait des indices de reprise en cours après 1990. Des recherches qui le montrent ont maintenant été publiée. De l’assombrissement à l’éclaircissement: changements décennaux de l’irradiation solaire à la surface de la Terre (From Dimming to Brightening: Decadal Changes in Solar Radiation at Earth’s Surface) de Martin Wild et al. (Science 6 Mai 2005; 308: 847-850; abonnement nécessaire pour lire l’article) utilise des mesures faites en surface; Les satellittes détectent-ils des tendances dans l’irradiation solaire ai niveau de la surface? (Do Satellites Detect Trends in Surface Solar Radiation?) de Pinker et al., Science 2005 308: 850-854, utilise des satellites. Les deux études identifient une reprise de l’irradiation solaire de la surface depuis environ 1990.

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Wild et al. utilisent des observations de haute qualité faites en surface, qui viennent principalement d’Europe, d’Amérique du Nord, de Chine, d’Australie, du Japon et de l’Antarctique, et quelques-unes proviennent aussi d’Afrique et d’Inde. Le réseau d’observation le plus dense est en Europe: en regroupant les observations dans des cellules de même surface, et en considérant les périodes 1950-1990 et 1985-2000, ils en trouvent 24 qui montrent une diminution et 8 une augmentation sur la première période. Pour la seconde période, ceci s’inverse avec 26 zones montrant une augmentation et 6 une diminution (et aucune de ces 6 n’est statistiquement significative). Dans le monde (bien qu’il y ait de grands trous dans le réseau), un comportement similaire d’augmentation récente est observé. Les preuves d’une continuation de l’ assombrissement sont restreintes à l’Inde et au Zimbabwe. L’augmentation moyenne, estimée sur les 8 stations les plus précises, était de 0,66 W/m2/an.

Pinker et al. dérivent des flux descendants de radiations à onde courte des mesures prises par satellite depuis 1983. Il faut faire une légère mise en garde à propos de l’utilisation de données de satellites, et Pinker et al. consacre un espace considérable à une analyse des raisons pour lesquelles ils pensent qu’on peut se fier à leurs données. Pour leur période, ils trouvent une tendance globale linéaire (significative) de 0,16 W/m_/an, soit environ 0,1% par an. L’ajustement d’un polynôme du second degré à ces mêmes données montre une faible tendance à la baisse jusqu’à environ 1992 et une augmentation depuis lors. Leurs données étant globale, ils peuvent les diviser entre terres et océans, ce qu’ils font. Il trouvent une tendance négative non-significative sur les terres et une tendance positive significative sur les océans, de 0,24 W/m_/an. L’article de Wild et al. utilisait uniquement des données de stations terrestres, évidemment. Les tendances trouvées par Wild et al. sont plus fortes, mais il est difficile de comparer 8 point terrestres à des données globales.

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