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2009 temperatures by Jim Hansen

Classé dans: — group @ 17 janvier 2010 - (English)

C’est le résumé pour 2009 de Hansen et collaborateurs’, (avec quelques modifications mineures).

“Si ça se réchauffe tant, bon sang, pourquoi fait-il si froid?”

par James Hansen, Reto Ruedy, Makiko Sato, and Ken Lo (Traduction par Xavier Pétillon)

L’année passée, 2009, passe pour être la seconde année la plus chaude depuis 130 ans d’enregistrements instrumentaux de la température globale, dans l’analyse de température de surface par l’Institut Goddard pour les études spatiales de la NASA (GISS). L’hémisphère sud bat un record comme le plus chaud pour cette moitié du monde. La température globale moyenne, comme montré dans l’illustration 1a, fut plus chaude de 0,57°C (1°F) que la période climatologique (période de base 1951-1980). L’hémisphère sud, comme montré dans l’illustration 1b, fut plus chaud de 0,49°C (0,88°F) que la période climatologique.

Illustration 1: (a) analyse du GISS pour les changements de la température globale de surface. La barre verticale verte est l’estimation à l’intervalle de confiance de 95% (deux écarts-type) pour le changement annuel de température. (b) Changement des
températures des hémisphères dans l’analyse du GISS. (Période de base 1951-1980. Cette période de base est est systématiquement fixée pour tous les articles du GISS concernant l’analyse de la température – voir les références. La période de base 1961-1990 est utilisée pour les comparaisons avec les analyses publiées du HadCRUT dans les illustrations 3 et 4).

L’enregistrement de l’année globalement la plus chaude, dans la période d’utilisation des mesures instrumentales globales (depuis la fin du XIXème siècle) était 2005. Il est quelques fois avancé que 1998 était la plus chaude. L’origine de cette confusion est discutée ci-après. Il y a un fort degré de variabilité interannuelle (année par année) et décénnale à la fois dans les températures globales et hémisphériques. Sous-tendant cette variabilité, néanmoins, on trouve une tendance au réchauffement de long terme qui devient plus fort et persistant [tenace] au cours des trois dernières décennies. Les tendances de long terme sont plus apparentes quand les températures sont moyennées sur plusieurs années. Les températures en moyennes mobiles sur 60 mois (5 ans) et 132 mois (11 ans) sont montrées dans la figure 2 pour le globe et les hémisphères. La moyenne sur 5 ans est suffisante pour réduire l’effet du cycle climatique tropical El Niño-El Niña. La moyenne sur 11 ans minimise l’effet de la variabilité solaire – la luminosité solaire varie significativement pendant le cycle de tâches solaires, qui est généralement d’une durée de l’ordre de 10-12 ans.

Illustration 2: Températures en moyennes mobiles sur 60 (5 ans) et 132 (11 ans) mois dans l’analyse du GISS pour les changements de température de surface (a) globale et (b) des hémisphères.(période de base 1951-1980).

Il y a une contradiction entre la tendance observée et continue au réchauffement et la perception populaire des tendances climatiques. Ce type de perception inclut fréquemment ces assertions «  Il y a eu un refroidissement global ces dernières 10 années. » « Le réchauffement global s’est arrêté en 1998. » « 1998 est l’année la plus chaude jamais enregistrée. » De telles déclarations ont été répétées si souvent que la plupart des gens les acceptent comme vraies. Néanmoins, selon nos données, ces déclarations ne sont pas correctes.

L’origine de la contradiction se trouve probablement pour partie dans la différence entre les analyses du GISS et du HadCRUT (HadCRUT est une association entre le centre Hadley et l’unité de recherche sur l’analyse de température de l’université de East-Anglia). En effet, le HadCRUT a trouvé que 1998 était l’année la plus chaude enregistrée. De plus, les croyances populaires en un refroidissement sont renforcées par des anomalies froides aux USA à l’été 2009 et dans l’hémisphère nord en décembre 2009.
Nous montrerons d’abord les principales raisons des différences entre les analyses du GISS et du HadCRUT. Nous examinerons ensuite les anomalies régionales de 2009 dans le contexte des températures globales.

Illustration 3: Anomalies de températures en 1998 (colonne de gauche) et 2005 (colonne de droite). Le rang du haut est l’analyse du GISS, celui du milieu est l’analyse du HadCRUT et le rang du bas est l’analyse du GISS masquée [ndt : calée] sur les mêmes zones et résolution que l’analyse du HadCRUT. (La période de base est 1961-1990.)

L’illustration 3 montre les cartes des anomalies de températures du GISS et HadCRUT en 1998 et 2005 relativement à la période 1961-1990 (la période de base usuelle du HadCRUT). Les anomalies de températures sont dans une résolution de 5 en 5 degrés géographiques pour les données du GISS afin qu’elles correspondent à celles de l’analyse du HadCRUT. Dans les deux cartes du bas, nous montrons les données du GISS sous le même masque en termes de répartition géographique et de résolution que celui du HadCRUT. Les données du GISS « sous masque » nous permettent de quantifier la manière dont les différences entre les analyses du GISS et du HadCRUT sont dues à l’interpolation et l’extrapolation des données utilisées dans l’analyse du GISS. Cette analyse affecte
à de nombreuses cases [des modèles] une anomalie de température qui ne contiennent pas de données mesurées, spécifiquement dans des cases qui se trouvent à moins de 1200 km d’une ou plusieurs stations qui ont défini une anomalie de température.

La raison de cet aspect de l’analyse du GISS est basée sur le fait que le schéma d’une anomalie de température tend à se produire à grande échelle. Par exemple, s’il y a un hiver anormalement froid à New-York, il est probablement anormalement froid à Philadelphie aussi. Ce fait suggère qu’il peut être préférable d’affecter une anomalie de température basée sur les stations les plus proches de la case qui n’a aucune observation que d’exclure la case de l’analyse globale. Des tests de cette assertion sont décrits dans nos articles référencés plus bas.



Illustration 4: Anomalies de la température de surface globale relativement à la période de base 1961-1990 pour trois cas : HadCRUT, GISS et anomalies du GISS limitées à l’aire HadCRUT. [Pour obtenir des séries temporelles cohérentes pour les moyennes globales du HadCRUT et du GISS, les résultats mensuels ont été moyennés par régions avec des anomalies de températures définies à l’intérieur de 4 zones de latitudes (90N-25N, 25N-équateur, équateur-25S, 25S-90S) ; la moyenne globale pondère ainsi ces zones en fonction de la vraie surface de ces zones entières, et les moyennes annuelles sont basées sur ces moyennes mensuelles globales.]

L’illustration 4 montre des séries temporelles de température globale pour les analyses du GISS et du HadCRUT, aussi bien que pour l’analyse du GISS masquée sur les régions de données du HadCRUT. Cette illustration révèle que les différences qui se sont développées entre les températures globales du GISS et du HadCRUT ces dernières décennies sont principalement dues à l’extension de l’analyse du GISS à des régions exclues de l’analyse du HadCRUT. Les résultats du GISS et de HadCRUT sont similaires durant
cette période quand les analyses sont circonscrites exactement aux mêmes aires. L’analyse du GISS trouve aussi 1998 comme année la plus chaude, si l’analyse est limité aux données sous le même masque. La question devient alors : quelle est la valeur des interpolations et des extrapolations dans l’analyse du GISS ? Si l’échelle des anomalies de température est ajustée telle que l’anomalie de la moyenne globale est de zéro, alors les schémas des régions chaudes et froides ont un aspect cohérent avec les schémas météorologiques, apportant ainsi un support qualitatif pour l’extension des données. Néanmoins, nous aimerions une mesure quantitative sur l’incertitude de notre estimation pour l’anomalie de la température globale causée par le fait d’une distribution spatiale des mesures incomplète.

Une manière d’estimer cette incertitude, ou possible erreur, peut être d’utiliser les séries temporelles complètes générées par un modèle de climat global ayant déjà fait ses preuves d’une variabilité spatiale et temporelle des températures de surface réaliste. Nous pouvons échantillonner ce jeu de données seulement aux endroits où des stations de mesure existent, et utiliser ce sous-ensemble de données pour estimer le changement de la température globale avec l’analyse du GISS, puis comparer le résultat avec la connaissance « parfaite » de la température globale que nous avons avec les données de chacune des cases.

1880-1900 1900-1950 1960-2008
Stations météorologiques 0.2 0.15 0.08
Index « Land-Ocean » 0.08 0.05 0.05


Tableau 1. Estimation de l’erreur à deux écart-type par période pour les stations météorologiques et l’index « Land-ocean ».

Le tableau 1 montre l’erreur dérivée due à la couverture incomplète des stations. Comme attendu, l’erreur est plus importante aux dates anciennes quand la couverture en stations était plus pauvre. Mais aussi, l’erreur est plus grande quand les données sont disponibles seulement depuis les stations météorologiques, sans mesure depuis des bateaux ou satellites pour les aires océaniques. Dans les décennies récentes, l’incertitude à 2 écarts-type (intervalle de confiance à 95% d’être à l’intérieur de ces valeurs, 2 à 3 % d’être en dehors d’un côté ou de l’autre) a été de 0,05°C. La couverture incomplètes des stations est la première cause d’incertitude pour les années récentes, pour lesquelles les erreurs plus systématiques sont petites, comme le réchauffement urbain.

Des sources additionnelles d’erreurs deviennent importantes quand on compare des anomalies de températures séparées par des périodes plus longues. La source d’erreur de long terme la plus connue est « le réchauffement urbain », un réchauffement local d’origine humaine causé par l’utilisation de l’énergie et les altérations de l’environnement naturel. D’autres erreurs variées, qui affectent les estimations des changements de températures sur le long terme, sont décrites de manière complète dans un grand
nombre d’articles par Tom Karl et ses associés du Centre national de données sur le climat (NCDC) de la NOAA. L’analyse du GISS pour la température corrige l’effet urbain en ajustant les tendances de long terme des stations urbaines de manière cohérente avec les stations rurales des alentours, et en identifiant les densités urbaines par leur population ou par l’observation par les satellites des lumières nocturnes. Dans un article en préparation, nous démontrons que les approches par la population et par les lumières nocturnes donne des résultats similaires sur la moyenne globale. Les erreurs additionnelles causées par des facteurs autres que
la couverture spatiale incomplète est estimée comme étant de l’ordre de 0,1°C sur des échelles de temps de plusieurs décennies à un siècle, cette estimation étant nécessairement partiellement subjective. L’incertitude totale dans les anomalies de température globale moyenne, avec les données « terre et océans » ainsi incluses, est équivalente à l’erreur estimée dans la première ligne du
tableau 1, i.e. l’erreur due à une couverture spatiale limitée quand seules les stations météorologiques sont incluses.

Maintenant, voyons voir si nous pouvons préciser un rang entre les températures annuelles globales récentes, i.e. quelle année est la plus chaude, la seconde plus chaude, etc. L’illustration 1a montre l’année 2009 comme la seconde plus chaude, mais si proche de 1998, 2002, 2003 et 2007 que nous devons considérer toutes ces années comme étant virtuellement la seconde année la plus chaude. La différence maximale entre elles dans l’analyse du GISS est de ~0,03°C (2009 étant la plus chaude et 2003 la plus froide). Cet écart est approximativement égal à notre incertitude à un écart-type de ~0,025°C, ce qui est la raison pour établir que ces années sont toutes la seconde année la plus chaude.

L’année 2005 est plus chaude de 0,061°C que 1998 dans notre analyse. Donc, comment sommes-nous certains que 2005 est plus chaude que 1998 ? Étant donné l’écart-type de ~0,025°C pour l’erreur estimée, nous pouvons estimer la probabilité que 1998 était plus chaude que 2005 comme suit. La chance que 1998 soit 0,025°C plus chaude que notre valeur estimée est d’environ (1-0,68)/2=0,16. La chance que 2005 soit 0,025°C plus froide que notre estimation est aussi de 0,16. La probabilité que ces deux évènements se produisent ensemble est de ~0,03 (3 pourcent). Intégrer la queue de distribution et compter une différence de température entre 2005 et 1998 de 0,61°C change l’estimation dans des directions opposées. Pour le moment, disons juste que la chance pour que 1998 soit plus chaude que 2005, étant donnée notre analyse des températures, est au plus de l’ordre de 10 pourcent. Par conséquent, nous pouvons dire avec un degré raisonnable de confiance que 2005 est l’année la plus chaude dans la période de mesures instrumentales.



Illustration 5. (a) Carte globale de l’anomalie de décembre 2009, (b) carte globale de l’anomalie de juin-juillet-août 2009. #4 et #2 indiquent que décembre 2009 en juin-juillet-août sont les quatrième et deuxième périodes globalement plus chaudes de ce laps de temps.

Que dire à propos de la déclaration comme quoi la surface de la Terre se rafraîchit depuis 10 ans ? Cette question peut être traitée avec beaucoup de confiance, car l’erreur due à une couverture spatiale insuffisante des mesures devient encore plus faible quand on moyenne sur plusieurs années. L’incertitude à deux écarts-type dans la moyenne sur 5 ans de l’anomalie de température montrée dans l’illustration 2, est plus petite d’un facteur 2 que l’incertitude moyenne annuelle, ainsi 0,02-0,03°C. Étant donné que le changement d’une moyenne sur 5 ans de l’anomalie de température est d’environ 0,2°C sur la dernière décennie, nous pouvons conclure que le monde est devenu plus chaud, et non plus froid, depuis la dernière décennie.

Pourquoi des gens sont-ils convaincus d’une conclusion erronée, que le monde est vraiment en train de se refroidir ? Cette naïveté a certainement beaucoup à voir avec les variations régionales de court terme de la température, qui sont d’un plus grand ordre de grandeur que les anomalies annuelles des températures. Même des personnes non averties sont capables de comprendre la différence entre les anomalies locales [ndt : régionales] de court terme et la tendance globale. Par exemple, voici un commentaire posté par « frogbandit » à 20h38 le 6 janvier 2010 le blog de City Bright :

« Je m’étonne de ces gens qui utilisent une météo quotidienne froide pour dire que la Terre se refroidit. On oublie que le réchauffement global a des composantes globales et que c’est une tendance, pas une chose quotidienne. J’entends des gens, au sud que la latitude 48, dire qu’il fait vraiment froid cet hiver. Ce n’est pas si vrai que ça, ici, en Alaska. Bethel, en Alaska, a eu un Noël brun. Ici, à Anchorage, la température d’aujourd’hui est de 31°F [ndt : soient 3°C]. En me basant sur le fait que Bethel et Anchorage sont si chauds cet hiver, je ne peux pas dire que nous avons un réchauffement climatique. Ce serait vraiment un argument idiot de penser que mon schéma de température est répété dans le reste des Etats-Unis, plus ou moins globalement. »

Ce que ‘frogbandit’ dit est illustré par la carte globale des anomalies de températures en décembre 2009 (illustration 5a). Il y a eu de forte anomalies négatives de températures dans les latitudes moyennes de l’hémisphère nord, pas moins de 8°C en Sibérie, moyenné sur le mois. Mais l’anomalie de température en Arctique était, elle, aussi forte que +7°C.

Le décembre froid confirme peut-être une impression acquise par les américains depuis l’été inhabituellement froid de 2009. Il y avait des régions étendues des USA et du Canada en juin-juillet-août avec une anomalie négative de température supérieure à 1°C, la plus grande anomalie sur la planète.


Illustration 6. L’index de l’Oscillation Arctique (AO). Les valeurs positives de l’Index AO indiquent une zone de haute pression sur les régions polaires et ainsi, une tendance à de forts vents zonaux qui minimisent la circulation d’air froid aux latitudes moyennes. Les point bleus sont des moyennes mensuelles et la courbe rouge est la moyenne mobile sur 60 mois (5 ans).

Comment ces larges anomalies régionales de températures se confrontent-elles aux attentes et à la réalité du réchauffement climatique? Ces fluctuations négatives régionales sont-elles inhabituelles? Sont-elles liées avec le réchauffement climatique? Le contredisent-elles?

Il est évident qu’il y a eu en décembre 2009 un échange inhabituel d’air entre le pôle et les latitudes moyennes de l’hémisphère nord. L’air arctique s’est engouffré à la fois sur l’Amérique du nord et l’Eurasie, et, bien sûr, a été remplacé dans ces régions polaires par l’air des latitudes moyennes. La force avec laquelle l’air arctique a pénétré dans les latitudes moyennes est relié avec l’index AO, défini par des schémas de pression atmosphérique de surface et représenté dans l’illustration 6. Quand l’index AO est positif, la pression de surface est élevée dans les régions polaires. Cela permet au jet stream des latitudes moyennes de souffler fortement et constamment d’ouest en est, bloquant ainsi l’air froid au pôle. Quand l’index AO est négatif, il y a une tendance aux basses pressions dans les régions polaires, un vent zonal plus faible, et de plus grands mouvements d’air glacé vers les latitudes moyennes.

L’illustration 6 montre que décembre 2009 a vu la valeur de l’index AO la plus extrêmement négative depuis les années 70. Malgré le fait qu’il y ait eu une dizaine de cas d’index AO aussi extrêmes que -2,5 entre les années 60 et les années 80, il n’y a rien eu d’aussi extrême que le mois dernier. Ce n’est pas étonnant que les gens aient été accoutumés à une absence de ces coups de froid extrêmes.


Illustration 7. Anomalie de températures issu de l’analyse du GISS et Index AO du NWSCPC de la NOAA. La moyenne pour les Etats-Unis fait référence aux 48 états contigus.

L’illustration 7 montre l’index AO avec une résolution temporelle plus grande pour deux périodes de 5 ans. Il est évident qu’il y a un fort degré de corrélation entre l’index AO et les températures des Etats-Unis, avec un décalage possible entre l’index et les anomalies de températures inférieur à la résolution termporelle mensuelle. Les anomalies largement négatives, quand elles arrivent, sont souvent pendant les mois d’hiver. Il faut noter que l’anomalie de températures de janvier 1977, principalement située dans les états de l’est, fut considérablement plus forte que celle de décembre 2009. [cela n’a rien de magique quand une fenêtre de 31 jours coincide avec les jours calendaires du mois, et cela peut être trompeur. Il serait plus informatif de regarder la moyenne mobile sur 30 jours et la moyenne de l’index AO et des températures sur décembre-janvier-février.]

L’index AO n’est pas tant une explication pour ces schémas d’anomalies climatiques qu’un simple état de fait de la situation. Cependant, John (Mike) Wallace et ses collègues ont été capable d’utiliser la description de l’index AO pour aider à comprendre comment ces schémas peuvent changer en cas d’augmentation de gaz à effet de serre. Un certain nombre d’articles, par Wallace, David Thompson et d’autres, aussi bien que par Drew Shindell et d’autres au GISS,
ont montré que l’augmentation de gaz carbonique refroidit la stratosphère, ce qui cause en moyenne un jet stream plus puissant, et ainsi une tendance pour une oscillation arctique (AO) plus positive.

Globalement, l’illustration 6 montre une tendance selon le sens attendu. L’AO n’est pas le seul facteur qui altère la fréquence des épisodes d’air froid de l’Arctique. Par exemple, quel est l’effet d’une glace de mer réduite sur le schéma climatologique? Il n’y a pas assez de preuves empiriques depuis la fonte rapide de la glace de 2007. Nous pouvons seulement conclure que décembre 2009 était un mois hautement anormal et que cette oscillation arctique inhabituelle peut décrire la « cause » du climat extrême de décembre.

Nous n’avons pas trouvé de base pour nous attendre à de fréquentes répétitions de ce phénomène. Tout au contraire. L’illustration 6 montre que les fluctuations mois-par-mois de l’AO sont plus étendues que la tendance de long terme. Mais les changements de températures peuvent être causés par les gaz à effet de serre et le réchauffement global être indépendant des effets dynamiques de l’Oscillation Arctique.




Illustration 8. Carte globale des anomalies de températures pour les 4 saisons pour ~2009. (noter que Dec est décembre 2008. La période de base est 1951-1980.)




Illustration 9. Carte globale des tendances des anomalies de températures pour les 4 saisons pour la période 1950-2009.

Maintenant, regardons les anomalies de températures régionales récentes et les tendances des températures. L’illustration 8 montre les anomalies de températures saisonnières pour l’année passée et l’illustration 9 montre les changements des anomalies de températures depuis 1950 basés sur une tendance linéaire locale. Les échelles de températures sont les mêmes sur les illustrations 8 et 9. La caractéristique remarquable quand on compare ces deux illustrations est que la magnitude des changements sur 60 ans est similaire à la magnitude des anomalies saisonnières. Ce que cela nous raconte, c’est que les dés climatiques sont déjà sérieusement lancés. La personne perspicace qui est là depuis les années 50 sera capable de noter que les températures moyennes saisonnières sont actuellement plus élevées que celles des années 50, bien qu’il y ait encore occasionnellement des saisons froides.

La magnitude des anomalies mensuelles de températures est couramment 1,5 à 2 fois plus grande que la magnitude des anomalies saisonnières. Du coup, ce n’est pas encore si facile de voir le réchauffement global si sa principale illustration est la température moyenne mensuelle. Et, bien sûr, les fluctuations du temps au quotidien sont bien plus importantes que l’impact de la tendance globale du réchauffement.

Les bases sont celles-ci : il n’y a pas de tendance au refroidissement global.

A l’heure actuelle, jusqu’à ce que l’humanité mette ses émissions de gaz à effet de serre sous contrôle, nous pouvons nous attendre à ce que chaque décennie soit plus chaude que la précédente. Les fluctuations du temps qu’il fait excèdent certainement les changements locaux de températures du dernier demi-siècle. Mais la personne perspicace verra bien que le climat se réchauffe à l’échelle des décennies.

Cette information a encore besoin d’être mise en relation avec la conclusion qu’un réchauffement global de 1 à 2°C a d’énormes implications pour l’humanité. Mais cette discussion est au-delà de la portée de cet article.


Références:
Hansen, J.E., and S. Lebedeff, 1987: Global trends of measured surface air temperature. J. Geophys. Res., 92, 13345-13372.
Hansen, J., R. Ruedy, J. Glascoe, and Mki. Sato, 1999: GISS analysis of surface temperature change. J. Geophys. Res., 104, 30997-31022.
Hansen, J.E., R. Ruedy, Mki. Sato, M. Imhoff, W. Lawrence, D. Easterling, T. Peterson, and T. Karl, 2001: A closer look at United States and global surface temperature change. J. Geophys. Res., 106, 23947-23963.
Hansen, J., Mki. Sato, R. Ruedy, K. Lo, D.W. Lea, and M. Medina-Elizade, 2006: Global temperature change. Proc. Natl. Acad. Sci., 103, 14288-14293.


932 Responses to “2009 temperatures by Jim Hansen”

  1. 101

    Don Shor,

    You need 30 years to tell a climate trend. 10 years tells you nothing at all.

    Temperature has risen strongly over the past 30 years.

  2. 102
    Completely Fed Up says:

    Jim Bullis: “Right you are about my point, except I am trying to point out that the energy going into the oceans, ”

    But the heat capacity is likewise huge, therefore the temperature change is nowhere near as big as you imply with your huge *energy* figure.

    Given you’ve already used the weird global figure over 20 years accumulation to big up your numbers, I would have hoped you would be more careful.

  3. 103
    Completely Fed Up says:

    “67
    Don Shor says:
    17 January 2010 at 7:49 PM

    Aerosols.”

    Language…

    :-)

    “I really don’t understand why juvenile name-calling of this sort continues to be allowed on thjs blog.”

    Shall we go back over Don’s posting history and see how much name-calling is here from him?

    And please, what is juvenile about it?

    “What caused the cooling in the 50’s then???” is a zombie argument. And the zombies say it again and again, in different venues, never hearing the answer.

    I don’t understand why zombies are allowed on here.

  4. 104
    Marco says:

    @evagrius:
    Done here:
    http://www.guardian.co.uk/environment/2010/jan/11/climate-change-global-warming-mojib-latif
    David Rose himself managed to get one comment in on Deepclimate’s criticism of his piece, showing his blatant disregard to take on the big flaws in his nonsense-filled piece:
    http://deepclimate.org/2010/01/11/mojib-latif-slams-daily-mail/

    But then again, the Daily Mail isn’t to be taken serious on much related to science. It jumped on the MMR-autism bandwagon, and recently had this howler:
    http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-1240746/Prehistoric-sat-nav-set-ancestors-Britain.html
    (for a few comments on the laughable matter in that research, see:
    http://www.badscience.net/2010/01/voices-of-the-ancients/)

  5. 105
    Completely Fed Up says:

    Matt: “and we have only been measuring temperature (reliably) for a hundred years, then there are simply too few data points to work with – so you have to get into the job of prediction.”

    The second part doesn’t follow from the first.

    Prediction doesn’t come because we don’t have enough elapsed time and doesn’t solve the problem either.

    What you can do is be more clever with your analysis.

    But then you’re back into the realm of the speci alist and you and I are left going “well, they seem to know what they’re doing, and there’s a lot of different ways people get the same answer, so I guess that’s solid”.

  6. 106
    Completely Fed Up says:

    “The magnitudes of the seasonal anomalies are on the same order as the monthly anomalies; you average the monthlies to get the seasonal.”

    3 measurements randomly differed from the mean with a standard deviation of s.

    1 measurement is likely within s of the mean.

    3 measurements are likely to average to s/sqrt(3) of the mean.

    s ~ 1.7 times bigger than s/sqrt(3).

  7. 107
    Completely Fed Up says:

    Doug: “I -think- Jim’s point is that there’s a lot of additional energy trapped on the planet that’s hidden from us air breathers. He’s not calling the essay into question.”

    I think he’s obfuscating the difference between heat and temperature to say that the simple graph is far too simple.

    Then, when the more complex graph is made, it will be denounced as too complex for the ordinary person.

    So it will be simplified…

    …brains…

  8. 108
    Ray Ladbury says:

    Nigel Jones,
    A lot of people think that the satellites are making a simple measurement that equates directly to temperature. Not so! Extracting lower troposphere temperature from the instrument readings–as exemplified by the fact that both MSU and RSS have repeatedly had to revise their temperature series.

    What is more, the satellite readings tend to be more distorted by El Nino and La Nina, which makes them less reliable in these periods.

  9. 109
    Brian Carter says:

    No 32, Matthew L; No, people don’t need a memory for temperatures. There are obvious indicators. Looking out of my window, across the road is a palm tree that is nearly 5 metres high, when I was a child in the 1940’s and 50’s we used to marvel at palm trees growing outdoors at south coast seaside resorts, the only other places we saw them was in the palm house at the local botanical gardens. Perhaps palm trees have become hardier, but it is more likely that the weather has grown milder. In my garden I have a three metre + high flowering speciman of Rhododendron Falconeri var. Eximium. Read textbooks about rhodies that were published 30 years ago and you would have the impression that this rhodie could not possibly be grown successfully in the English Midlands, but there it is! When I was a child my father took up his stock of dahlias at the first frost in autumn, usually in september, and stored the tubers in the cellar…and even so got the occasional losses due to cold. Now they continue flowering well into the autumn and can be left in the ground if covered with a good mulch.

    There are a multitude of similar indicators, just talk to somebody who has held an allotment garden for a number of decades and he/she will tell you about earlier planting seasons and later first frosts. If you are not into gardening and don’t appreciate the force of what I am saying, check with the wildlife enthusiasts instead: how about for the last few years swallows attempting to overwinter in Cornwall, and various warblers deciding not to go south for the winter? Our blast of Siberian air in December will undoubtably be a setback for them, but the trend is clear.

    No, we don’t need temperature statistics to know in our water that things are changing. We need the science to tell us how and why, and to predict trends, but not to tell us what we can see for ourselves.

  10. 110
    JasonW says:

    #79: Try this article (from Climateprogress – Joe Romm is often pretty heavy-handed in his wording, but the facts speak for themselves): http://climateprogress.org/2010/01/14/science-dr-mojib-latif-global-warming-cooling/

  11. 111
    Steve Brown says:

    evagris @ 79:

    Deep Climate has done a good refutation of that Daily Mail article:

    http://deepclimate.org/2010/01/11/mojib-latif-slams-daily-mail/#more-1409

  12. 112
    Gilles says:

    Please,could you please help me and indicate the proportion of areas on the Earth on which GW will worsen significantly the life condition? (and incidentally why it would worsen exactly?)

    and please also could you give an estimate of the average distance I have to travel to reach the closest region where the conditions won’t worsen significantly ?

    I need to plan my future next decades, say.

    If it can help : I live in France. The local annual average fluctuates typically by one degree, from a year to another. The difference between north and south of France is also a few degrees (around 4°C I guess). I am mainly interested by the local temperatures, but neither by the average temperature of the Earth, nor that of the solar system, or the entire Universe (which anyway stands very close to 2.7 K if I understand correctly).

  13. 113
    Richard says:

    Why does NOAA/NCDC’s analysis (released 15 Jan) say 2009 was the fifth warmest year in the history of temp records, whereas GISS says it’s the second? Could somebody explain the difference in analysis – or point me to a link where it’s been done? Which is supposed to be the better analysis of the data?

    [Response: As discussed above the differences between the top 5 or so years are all very small, and so minor differences in analysis will make a difference in the ranking, but not in anything substantive. – gavin]

  14. 114
    Completely Fed Up says:

    Doug: “If I remember correctly you were originally wondering less about the absence of oceans in the model, more about what level of detail is involved?”

    The original start of Jim’s querying of the ocean was in relation to a graph that shows the energy balance (which was in answer to a question about how much GG do, etc).

    Though I’m trying to pick up where, but Jim’s cross posted his queries from another thread to make sure it gets maximum traction and loses its original intent.

  15. 115
    Jason says:

    “There is a contradiction between the observed continued warming trend and popular perceptions about climate trends. Frequent statements include: “There has been global cooling over the past decade.” “Global warming stopped in 1998.” “1998 is the warmest year in the record.” Such statements have been repeated so often that most of the public seems to accept them as being true. However, based on our data, such statements are not correct.”

    [edit – comments that deliberately confuse statements about the global anomaly and the US anomaly are pointless]

  16. 116
    Chris Dudley says:

    Gavin in #64,

    I think you need to switch low for high and high for low in the second paragraph after fig. 6 as well. The AO index seems to be backwards somewhat in the way magnitudes are in astronomy. It also seems to be in units of sigma. Do you know the formula?

    [Response: Thanks. Those have been fixed too. The AO is defined as the principle component of the sea level pressure first EOF and you can define that either in an unitless way by leaving the units in the EOF pattern, or vice versa. – gavin]

  17. 117
    greg kai says:

    This is true that gardeners have been able to grow less and less hardy variety in Europe and US those last years. However, those last 2 winters, many of those “exotics” growing north of their recomended regions have died, except if the gardeners have been very carefull protecting them effectively. Many species are more sensitive to the lowest temperature than the average, and a few mild winters can gives false impressions, makeing gardeners overenthusiastic and real sad when a hard winter hit after their precious tree has thrived for a few years. I know it, here in Belgium i am not sure my bamboo will make it through this winter (last one was too hard), and I know some people crying over dead olive trees (they have been really optimistic)…

    So I think that southern species extending their habitat to the north is a good indicator of a warming climate, but only after a few years or dozen of years, you need time to catch low probability hard winters that really limit a species expansion. In this respect it is not really better than 10 years temperature averages…

  18. 118
    Richard Palm says:

    When scientists talk about this or that year being the second warmest on record, etc., doesn’t that play into the hands of the denialists by conditioning the public to think that individual years are significant in defining the trend?

    Seems to me that Levenson’s analysis of statistical significance on his Web page is much more valid, and therefore a stronger argument.

    [Response: Agreed. But people will rank things anyway – the best you can do is stress the ‘statistical tie’ issues, but that is frequently ignored. – gavin]

  19. 119
    KSW says:

    I hope that RC can have a column on the AO soon. Perhaps something like “Shindell 2001 for the climate hobbiest” (BTW your link to http://tao.atmos.washington.edu/ao/ is dead).

    [Response: Try this instead: http://www.atmos.colostate.edu/ao/ – gavin]

    I never heard the term Artic Oscillation until Hansen’s 2009 summary; but live in Calgary Canada and it has been obvious to me for a long time that some thing like this was responsible for our winter weather. During the winter we have many hours of darkness and are well aware that within a mere 15 degrees of latitude there are those that are living though 6 full sunless weeks.

    All that dark makes things cold and it is virtually invariable that if we experience an unusually warm winter we will also get what we refer to as a “crappy summer”.

    So what is know about the causes of changes in the AO index?

    Also what effect on artic sea ice is expected from the changes in AO? and vise versa?

  20. 120
    Ray Ladbury says:

    Gilles,
    When the climate caca hits the fan, you will not be the only one seeking better conditions. I hope you like it crowded.
    Regional projections are not as reliable as global projections.

    Here’s a start. Be aware that different regions may be affected by different threats. The coastal regions may have more moderate climate in general, but will be more prone to inundation. Inland areas are safer from inundation, but will have highly variable precipitation and probably more extreme temperatures:

    http://www.realclimate.org/index.php/archives/…/regional-climate-projections/

  21. 121
    Ray Ladbury says:

    Al Fresco says, “I still think, however, that it would be beneficial to the cause to have a more comprehensive response to the Smith/D’Aleo article.”

    Why? Either they know their points are bogus, in which case they are disingenuous, or they do not know, in which case they are ignoramuses.

  22. 122
    John says:

    There was an article in New Scientist early last year about a PI for a thermokarst (permafrost) study, Katey Walter from the University of Alaska. She has links from her NSF project site to just the sort of descriptions that earlier posters here have suggested GW needs to communicate to a wider range of the public.

    I couldn’t find a reference to it in RC index so I’ll list a couple here.

    New scientist article:
    http://www.newscientist.com/article/mg20127011.500-arctic-meltdown-is-a-threat-to-humanity.htm

    Katey’s UA cv:
    http://www.newscientist.com/article/mg20127011.500-arctic-meltdown-is-a-threat-to-humanity.htm

    utube videos in Alaska and Siberia:
    http://www.alaska.edu/uaf/cem/ine/walter/videopage.xml

    Don’t get “turned off” because it’s methane and oil company supported. She’s not at all a denier.

  23. 123
    Completely Fed Up says:

    greg: “So I think that southern species extending their habitat to the north is a good indicator of a warming climate, but only after a few years or dozen of years”

    We’ve had the dozens of years.

    The effect has been noticeable in extent for biologicals to change behaviour for the last 30 years, near enough.

  24. 124
    NJ Tom says:

    I think I get it now. Most of the warming is occuring in places where almost nobody lives. How clever!

  25. 125
    Paul C says:

    I am not an expert, but I do understand that perception is everything. As I remember, the earth is not flat. The nice colorful and flat temperature anomoly charts show very large areas of deep red warm areas in the northern latitudes. If this were an accurate flatten chart of the globe, those areas would not be so large, and the perception would not be the same.

  26. 126
    Hank Roberts says:

    > 94, Jeannick, asking about the hydrologic cycle

    This might be a start; there’s so much written, I’d guess you may be using the wrong words in searches.
    Try keywords you find in this article, following footnotes and citing papers for example
    Andrew Dessler and Sun Wong on ‘Estimates of the Water Vapor Climate Feedback during El Niño–Southern Oscillation‘ in Journal of Climate.
    (link found and stolen from http://delayedoscillator.wordpress.com/ )

    If you’re looking for global scale hydrologic changes rather than shorter term ones, try for example
    http://jgs.geoscienceworld.org/cgi/content/abstract/164/6/1093
    “Although the Earth’s environment is constantly changing, there have been a few unusual episodes Each event was associated with a major carbon isotope excursion, significant levels of biotic extinctions, severe global warming, an enhanced hydrological cycle, and evidence for widespread seawater anoxia. Both carbon isotope excursions can be subdivided into distinct stages with broadly similar characteristics and durations; based on a detailed comparison, the Palaeocene–Eocene thermal maximum may have been an incipient Oceanic Anoxic Event. The geochemical and biotic changes during these two events are most readily explained by the abrupt, large-scale dissociation of methane hydrate that followed a period of more gradual environmental change linked to the emplacement of a large igneous province. Carbon release rates at those times were of the same order of magnitude as the current anthropogenic release rate of carbon to the atmosphere, indicating that ancient events such as these may usefully serve as analogues for present-day environmental change….”

  27. 127
    Completely Fed Up says:

    “Most of the warming is occuring in places where almost nobody lives.”

    Really? Nobody lives in central north america?

    See:

    http://www.youtube.com/watch?v=l0JsdSDa_bM

    And check out the weather report for 15th Jan…

  28. 128
    Jeff Boarman says:

    Emailed to my congressmen with a request for an investigation:
    http://www.judicialwatch.org/news/2010/jan/judicial-watch-uncovers-nasa-documents-related-global-warming-controversy

    [Response: Curious. What do you think should be investigated? – gavin]

  29. 129
    Completely Fed Up says:

    “The nice colorful and flat temperature anomoly charts show very large areas of deep red warm areas in the northern latitudes.”

    They also show lots more blue in mid-high lattitudes and less blue in equatorial and most of the southern hemisphere.

    The equatorial changes would, by your admission, be less well represented than the blue still.

  30. 130
    Hank Roberts says:

    > NJTom, “warming is occurring in places where almost nobody lives”

    You’re probably using at a distorted map, if you think nobody lives where it’s warm this month.
    This one, maybe? http://strangemaps.files.wordpress.com/2007/02/newyorker2.JPG

    How clever is that?

  31. 131
    Ray Ladbury says:

    NJ Tom says “I think I get it now. Most of the warming is occuring in places where almost nobody lives. How clever!”

    Yeah, like the Indian Subcontinent, China, Africa… Hardly anybody there. Did you even bother to read the friggin’ charts?!

  32. 132
    Completely Fed Up says:

    [Response: Curious. What do you think should be investigated? – gavin]

    Hopefully GW Bush’s administration canning scientists who even allowed some hint of veracity to the idea that fossil fuels were affecting the climate significantly…

  33. 133
    sam says:

    Gavin, how do you guys respond to this:

    http://www.express.co.uk/posts/view/152422/The-new-climate-change-scandal

    [edit]

    [Response: Unlike the pope, no-one has ever claimed that the IPCC is infallible. There are indeed some errors that will have crept in (shock!). However, this particular issue is not ‘a key finding’. It is not mentioned in the WG1 (the climate science section), nor in the Synthesis report, nor in any of the summaries for policy makers. It is possible that the full WG2 got less attention from physical climate scientists than it should have, and in any case, un-peer reviewed statements shouldn’t have been cited. However, mountain glaciers – in the Himalayas or elsewhere – are still retreating dramatically. I trust you are as hard on all your other sources of information. – gavin]

  34. 134
    Deech56 says:

    RE evagrius

    Could someone give a response, ( in the media), to this?

    It would be nice to see a refutation intelligible to laypeople, ( such as myself).

    http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-1242011/DAVID-ROSE-The-mini-ice-age-starts-here.html

    You might try this for a start. Also, the subject of this post.

    http://www.youtube.com/watch?v=yDTUuckNHgc

  35. 135
    Jeffrey Davis says:

    I think this year’s “cold” is just a case of people being spoiled by the unusual warm winters we’ve had. The coldest it got here was 6 degrees and it got down to around 10F for around 10 days or so. Cold, but that was normal for most winters just 20 years ago. In 86 or 87, for example, we went to our family’s Christmas Eve gathering with temp readings of -10F and wind chills of around -45F.

    The forecast for the rest of January looks like it will hard pressed to even dip below freezing. Not freezing in January is the “new normal” but because it’s cold in January people don’t associate that with anomalous increases in temps.

    I saw the maps of the anomalous temperatures during the cold spell. It looked like the Earth was wearing an ice pack for a toothache. The Arctic was much warmer than normal, but the cold air was right there where the decision makers live. If I believed in Gaia, I’d say she was laughing at us.

  36. 136
    Chris Dudley says:

    Gavin in #116,

    Thanks. So it is derived from pressure measurements only. Cool.

  37. 137
    Chris Dudley says:

    Gavin in #116,

    One other thing. I’m thinking of low pressure at the pole holding winds in (and more organized) in the same manner that the eye of a hurricane keeps drawing winds that would depart the storm back towards it. Is that a picture that has some use?

    [Response: Actually yes. If you plot the contours of the of particular temperatures at the 500mb height level such that you circle the polar regions, you’ll see that for AO +ve periods, the contours all line up very neatly in a roughly circular pattern. In AO -ve periods, the contours are all over the place. So one way of thinking of this is organised vs. disorganised circulation. – gavin]

  38. 138
    Lynn Vincentnathan says:

    RE #76 & the Himalayan glacier melt, I also spotted (and thought odd) the use of WWF information in the IPCC, and decided not to include that 2035 claim in my recent paper on FOOD RIGHTS AND CLIMATE CHANGE, although I did use a couple of non-peer-reviewed studies by such types environmental and humanitarian organizations for other issues. I’ve found such “overview” studies, in general, to be based on mainly peer-reviewed studies themselves and to be of high quality, and they are valuable in making meta-assessments and conjectures, bringing together a lot of scientific piece-work.

    RE the glaciers I instead wrote: “With glaciers melting at alarming rates and many possibly disappearing by 2100, there could be massive rain events and floods during winter, with no water for irrigation in summers,” and this was based on more recent 2008 peer-reviewed studies of Himalayan glaciers.

    This Himalayan glacier fiasco sort of misses the point of the many many climate change threats to India and other countries in the region, including but not limited to glacier retreat. And it misses the whole injustice of rich nations (per capita) being the biggest cause, both now and historically, of global warming (and that includes emissions involved in whatever products people of rich countries buy from poor countries, as in “Made in China”), while poor countries are facing the most severe threats from global warming.

    Whoever is writing articles criticizing the IPCC, should point out these larger issues, at least in passing, or they themselves should be very severely criticized.

    Global warming isn’t just glacier melt — and it looks like they eventually will melt, if not all by 2035. It isn’t just sea rise. It isn’t just more intense storms and cyclones. It isn’t just more heat deaths. It isn’t just decreasing crop yields (even in the northern latitudes after mid-century, despite carbon fertilization and longer growing seasons). It isn’t just increased floods. It isn’t just increased droughts and wild fires. It isn’t just increasing disease spread. It’s all of these and much much more. And global warming is only one (big) environmental problem; there are many more environmental problems.

    Picking (and dwelling) on one aspect of global warming because one scientific claim might be wrong (and using this to disprove global warming), is like saying a terminal cancer patient’s claim to having a tooth ache is false.

  39. 139
    Ray Ladbury says:

    Jeff Boarman@128

    Yawn.

    I mean really. This is so fricking sad. They file a fricking FOI, and THIS is the most they can come up with. Seriously, I don’t know whether to laugh or cry.

    Now…About the evidence…

  40. 140
    Mal Adapted says:

    I liked the last paragraph from that JudicialWatch press release:

    “This email traffic ought to be embarrassing for NASA. Given the recent Climategate scandal, NASA has an obligation to be completely transparent with its handling of temperature data. Instead of insulting those who point out their mistakes, NASA scientists should engage the public in an open, professional and honest manner,” stated Judicial Watch President Tom Fitton.

    I think insulting McIntyre is open, professional and honest 8^)!

  41. 141
    caerbannog says:

    Regarding Jeff Boarman,

    Here’s what he posted here almost two months ago: http://www.realclimate.org/?comments_popup=2036#comment-145683

    Secondly, there are rumors afoot that much more data/emails, etc. were hacked, and the hackers are waiting for an opportune time to release them.

    So, Jeff…. how have all those rumors panned out?

  42. 142
    Chris Dudley says:

    Gavin in #137,

    Thanks.

  43. 143
    sam says:

    Gavin, how do you guys respond to this:

    http://www.express.co.uk/posts/view/152422/The-new-climate-change-scandal

    [edit]

    [Response: Unlike the pope, no-one has ever claimed that the IPCC is infallible. There are indeed some errors that will have crept in (shock!). However, this particular issue is not ‘a key finding’. It is not mentioned in the WG1 (the climate science section), nor in the Synthesis report, nor in any of the summaries for policy makers. It is possible that the full WG2 got less attention from physical climate scientists than it should have, and in any case, un-peer reviewed statements shouldn’t have been cited. However, mountain glaciers – in the Himalayas or elsewhere – are still retreating dramatically. I trust you are as hard on all your other sources of information. – gavin]

    I see…. nothing to see here. Gavin, you are not talking to an idiot. There is definitely something to see here. This is (was) a central claim by UNIPCC and you know it.

    [Response: Hmmm… how am I supposed to know that something on p493 in vol 2 of a three volume report is a ‘central claim’? Generally, ‘central claims’ make it to the summaries. But maybe you have a different metric. Please enlighten us. – gavin]

    Even in your response you make unproven claims about glacier melt. (I love the AGW buzz words like “dramatically” btw) The people studying these glaciers most closely (in India) don’t have any such certitude. Only 30 glaciers are even being studied out of thousands and they are all in different states of retreat or advance. Your claims were (I’m guessing) based on the UN report which itself turns out literally to be based on a article, based on news story based on a phone interview. What other evidence do you have?

    [Response: Oh, I don’t know – maybe some of the photos? Try here, here, here, or if you prefer the technical literature try some remote sensing. Now what evidence do you have that this isn’t happening? – gavin]

  44. 144

    100 BPL

    JB: The 10×10^23 Joules that went into the ocean from 1985 to 2005 would raise the air temp by 7.46 degrees C if that energy had gone into the atmosphere instead.

    BPL: If it happened all at once, yes. If it happened at the same RATE it had gone into the ocean, most of it would have radiated away into space by now.

    JB: Nope. It did not get radiated. The 10×10^23 Joules accumulated in the oceans over the period 1985 to 2005. That is what the NOAA chart says. And they only measure down to 700 meters. And if it had been radiated, the air temperature would have gone up roughly another 7.5 degrees.

    #84 Doug Bostrom,

    My current point, starting back about a week ago, was that the NOAA chart here posted on Dec28,2009 seemed to indicate that ocean heat had accumulated faster than expected over those years especially. Simply calibrating the climate models for this unexpected, but actual, data might account for the also factual data of temperature not rising as fast as the models seem to have expected.

    If the net heat downward at the TOA was 4 W/m^2 and the heat into the oceans was 3 W/m^2, as would be consistent with an accumulation of 10×10^23Joules, you have 1 W/m^2 for warming the atmosphere over that time period. This should be about 3.3×10^23Joules into the atmosphere. This would be an atmospheric temperature increase of about 2.5 deg C by my very rough estimates. This is all just a sanity check that I got into because of the sequence of misinformation that I encountered through the sequence of my questions.

    And even before that, my point has been for about a year that the oceans seem to be getting underestimated as a counter to atmospheric warming. This does not mean that things are good, but it does suggest a different climate scenario than was being discussed a year or two ago.

    And if this point is correct, it would be better to focus the argument on the problem of global heat accumulation, which might be far worse than atmospheric temperature indicates.

    Thus the superstitious crowd has been given an anti-science club, since temperature might not play out in a way that confirms the fundamental heat imbalance problem.

  45. 145
    Radge Havers says:

    Matthew@51

    The resolution of the images should reflect the resolution of the data.

    The white isn’t hot so much as tending to bleed with large areas of yellow. This is a problem of the nature of how we perceive both aereal extent and different colors. There’s always a trade-off between logic, perception, and convention. Bottom line, you have to look at the key, read the data and adjust your intuition to it, not the other way around.

    If I have a quibble with the ramp it’s the use of purple at the low end, but it works well enough in this context.

    Paul@125

    “If this were an accurate flatten chart of the globe, those areas would not be so large, and the perception would not be the same.”

    So what projection system would you prefer?

    I suppose they could use an animated rotating globe. Is that really necessary here?

    Fed Up@129
    I think his complaint is that, in these projections, the top and bottom portions of the world maps are over-represented relative to the middle. If you look at it as each square cm on the map representing the same number of square miles on the ground, the upper and lower potions are rubber-sheeted out, which also expands the relative extents of red.

    The answer, I think, is that the map has to be read first then intuited, not the other way around.

  46. 146
    dhogaza says:

    “Most of the warming is occuring in places where almost nobody lives.”

    Really? Nobody lives in central north america?

    Or the Pacific NW? About a million and a half here in the greater Portland area, about twice as many in Seattle.

    Maybe we’re not bitching enough about the fact that it’s warmer than normal here, and that we’re not freezing our bums off.

    For example, yesterday:

    Normal Max, 46F. Yesterday’s Max, 55F.
    Normal Min, 34F. Yesterday’s Min, 46F.

    Temps were closer to, but still above, normal during the Big Freeze a week or so ago.

    So even if we pretend the US is the world, the Big Freeze was an event limited in extent.

  47. 147
    Completely Fed Up says:

    Radge: “I think his complaint is that, in these projections, the top and bottom portions of the world maps are over-represented relative to the middle”

    But the middle is the equatorial, where there’s more red dots.

    *HE* is talking about the mid-latitudes around 50N, which isn’t the middle, it’s three quarters the way up.

  48. 148
    Gilles says:

    Ray, thank you for your attention. Actually I live in the Alps, with no real risk of flood, and the temperatures are already rather extreme compared to France (often – 10 °C in winter and + 30°C, sometimes up to 40°C in summer). Actually this doesn’t prevent me to live normally like any other French guy, you know , those living near the coast have often rain but they can also go the beach when it’s sunny. And by me, I enjoy snow in winter and go hiking in summer, where the temperature decreases rather rapidly , – 1°C every 100 m. So very concretely, in the all day life, could you give me some indication of what would change in my life, or my children’s life ?

    concerning the “poor” people who will suffer the most from AGW, I understood that BAU scenarii assuming the burning of a lot of fossiles would also assume that these fossiles would be burnt by the very people who are currently poor, but would not be that poor once they burn fossiles. Specifically, I heard that A1 scenarii assume something like a multiplication by 20 or so of the GDP, and the reduction of a factor 10 of inequality, so actually the “poor” people on the earth would be on average as rich as current europeans, or may be more. And have a lot of fossile to build new houses, well heated and air-conditionned, and that they could be smart enough to built not exactly at the lowest points on the ground. But may be I misunderstood something in the SRES ?

  49. 149
    Al Fresco says:

    My reason for thinking a more comprehensive response to the Smith/D’Aleo article would be useful is based on the predictable use of that article by the deniers to summarily discount any findings based on NASA data. I am aware that this article is an anti-warming propaganda piece. My concern is not what effect it will have on the principle players on either side of the issue. It is the fence-sitting layperson (who elects the policy makers) who is trying to make some sense of all this seemingly contradictory information who I am afraid will be duped by this accusation of fraud and data manipulation.

    Most of the public has neither the time nor inclination to wade through a comments section such as this to uncover the facts. Nor do they have the scientific expertise to understand much of what is said here. That is why I think an official response (even one that the average person might not fully comprehend) that specifically addresses the points raised in the article in some detail would be of value. At least those of us trying to defend consensus opinion would then have something of substance to point to that would help put the matter into perspective.

    I think it is important to remember that, just as with the evolution/creation debate, good science suffers if the lay public is unduly influenced by the merchants of bad science.

  50. 150
    Paul C says:

    Radge@145
    Wow…calm down a notch. Looking at the flat earth plot Hansen used, it does appear at second glance that a equal-area plot was used, and if I had to guess, it looks like the Lambert cylindrical equal-area projection, but the aspect ratio is not as large as I’ve seen and therefore doesn’t look right. But since you were kind enough to ask my preference, I would be interested to see the same plot using a sinusoidal projection, preferably the classic-looking interrupted sinusoidal projection.

    [Response: It’s a plate-caree cylindrical projection. If you want to plot it differently, you can download the data from gistemp. I’m a fan of the Robinson projection myself…. – gavin]


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